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La mise au point de blés génétiquement modifiés (GM) a soulevé des craintes quant au risque de mouvement et de persistance des transgènes dans les agroécosystèmes et à la capacité des producteurs de maintenir une séparation entre blés GM et blés non modifiés. Le blé a été beaucoup étudié à titre de plante cultivée, mais on connaît encore mal la biologie des populations des ressemis spontanés de cette espèce. Afin d’obtenir des données comparatives sur la persistance des semences de blé produisant des ressemis spontanés, nous avons aménagé des réservoirs de semences artificiels dans l’Ouest canadien. Durant l’automnes de 2003 et de 2004, nous avons enfoui à trois profondeurs (0, 2 et 15 cm), dans deux milieux différents, des semences de deux cultivars de blé roux de printemps de l’Ouest canadien, ‘AC Splendor’ et ‘AC Superb’, après avoir placé ces semences dans des sacs filets. En 2004, nous avons en outre séparé les semences de blé ‘AC Superb’ en lots de semences petites ou grosses et avons enfoui ces lots avec un lot de semences moyennes en vue d’examiner l’effet de la grosseur des semences sur la persistance du réservoir. Nous avons périodiquement retiré les semences pour en évaluer le taux de germination et la viabilité, et nous avons soumis à une analyse de régression les nombres de semences enfouies demeurées viables à chaque période d’échantillonnage. La viabilité des semences variait d’une année à l’autre et d’une localité à l’autre et diminuait avec le temps de façon exponentielle. Au printemps, environ 6 mois après le début de l’expérience, il restait de 1 % à 43 % de semences viables. Sauf dans le cas d’une seule combinaison d’année et de localité, les semences placées à la surface du sol ont persisté significativement plus longtemps que celles enfouies, et la perte de viabilité s’accélérait avec la profondeur d’enfouissement. Au printemps suivant la mise en terre, le taux de viabilité maximal des semences de blé était de 43 %, de 7 % ou de 2 % selon que les semences avaient été placées à une profondeur de 0, de 2 ou de 15 cm. Par analyse de régression, nous avons calculé un paramètre EX99 correspondant au nombre de jours s’écoulant depuis la mise en terre jusqu’à la perte de viabilité de 99 % des semences. Selon que les semences avaient été placées à une profondeur de 0, de 2 ou de 15 cm, le paramètre EX99 variait de 493 à 1114 jours, de 319 à 654 jours ou de 175 à 352 jours; une seule localité faisait exception, en 2003, avec un EX99 de 456 jo
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