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La raison pour laquelle je suis contre l’ALE est la suivante: la géographie tend à favoriser le commerce entre le Canada et les États-Unis dans les deux directions et soumet les Canadiens à un flot puissant d’influences politiques et culturelles. Pour conserver notre identité, nous avons toujours dû lutter contre ces influences américanisantes. À la lumière de ce fait, je pense qu’il n’est pas sage pour le Canada d’accorder, comparativement aux autres pays, un traitement préférentiel à notre puissant voisin, les États-Unis, dans le domaine du commerce. En d’autres termes, à mon avis, pour que le Canada conserve son identité et autant de liberté d’action que possible, le multilatéralisme est supérieur au régionalisme ou au continentalisme. Mon opinion n’a pas été celle qu’on a retenue. Mes efforts, si modestes soient-ils, visent aujourd’hui à encourager l’expansion de nos horizons commerciaux et à tirer du mouvement vers le libre-échange l’impulsion nécessaire pour que la non-discrimination redevienne le principe directeur de la politique commerciale internationale.
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